Maux de femme(s), mots de massage

Le massage, c’est parfois une histoire douloureuse racontée à mi-mot, l’évocation d’une blessure, de corps malmené, de mauvais rêves éveillés, d’une plaie à panser.

Écouter, recueillir en silence, prendre le premier contact avec la peau, à travers le tissu du paréo aux couleurs d’été, si gaies et fraîches en dépit des paroles qui flottent encore dans l’air, lourds de sens.

Sentir la chaleur dont le mercure n’est pas le seul responsable, mais une chaleur de sang et de cendres, une chaleur qui dévore et enfante, une chaleur vieille comme le monde, mille fois vécue, mille fois pleurée, mille fois célébrée.

Puis réconforter, apaiser, câliner davantage que masser, revenir en force sur le sacrum qui porte ici si bien son nom, force vive contre force sombre, lutter contre l’abandon, ramener le corps à la dérive vers la beauté, ou la bonté de l’âme.

A défaut d’explications, l’esprit répond par la poésie, porteuse d’espoir et d’amour, et les mains par le toucher, mettent du baume au cœur.

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